Scandale du Bisphénol A et engagement vers le Bio

02.05.2011

Le scandale concernant le bisphénol A et ses derniers développement illustrent l’évidence de ce qui fût l’engagement vers le bio de tant d’entre nous.

L’approche productiviste de l’agriculture et de l’agro-alimentaire et son absence d’éthique, la faiblesse des organismes de contrôle quand ce ne fût pas leur noyautage, tout cela associé ne pouvait que faire craindre les dérives dont nous ne voyons, hélas, que les conséquences premières.

Penser qu’un pesticide, un additif, un composant chimique d’un emballage pouvaient avoir sur un terme plus ou moins long des répercutions dramatiques était de simple bon sens.
Penser que la faiblesse de la dose n’était pas un facteur d’innocuité, mais par le seul fait de sa répétition un facteur aggravant l’était aussi.
Penser que les traitements complexes des produits alimentaires, sa multiplicité, amenaient les aliments que nous consommons à subir un ensemble de contaminations à travers les process subis jusqu’à leur emballage était de même de bon sens : chauffer du lait, des fruits ou autres jusqu’à 120°, remplir à cette température un contenant plastique et laisser ainsi des semaines, des mois voire des années cet ensemble sur des étagères est ce sain et inoffensif ?

C’est ainsi que sans contrôle le bisphénol s’est retrouvé dans ce qui aurait dû être le plus protégé : les biberons.

A qui devons nous la révélation de ce scandale sinon à la conscience individuelle de quelques chercheurs et combien d’autres sont là que nous ignorons ?

L’absence d’éthique, la faiblesse ou la paresse intellectuelle, le laissez faire d’organismes trop bureaucratiques, la difficulté aussi à bien analyser les conséquences sur le long terme des actes de maintenant, tout cela forme une association dont on peut craindre le pire.

Il est de la responsabilité de notre filière à prendre en considération ces problématiques plus sans doute qu’elle ne le fait aujourd’hui. Nous apprenons la mort ce mois de mars 2012 D’André Debert, militant infatigable du bio, de l’Afrique et de l’idée du commerce équitable dont il fût un des initiateurs. Je garde le souvenir lors de nos réunions de Nature et Progrès d’un homme convaincu et convaincant. C’était le temps où la bio était le fait d’hommes et de femmes de convictions avant qu’elle ne devienne un marché, un créneau, une affaire d’argent et de marge.
André manquera à notre filière , il convenait d’avoir une pensée pour lui.